Il m’écouta silencieusement, et c’était agréable de sentir quelqu’un prêter attention à mes désirs, sans les commenter, sans interférer pour m’en dissuader, ni me suggérer autre chose de mieux selon lui.
— GOUNELLE Laurent, L’homme qui voulait être heureux, p. 89
- Là, vous vous leurrez gentiment. Quand vous ne dites pas la vérité aux gens, vous leur fournissez la tentation de contourner vos arguments, ce qui vous amène à mentir de nouveau. Au bout du compte, vous vous retrouvez contraint de faire quelque chose contre votre volonté, tel que manger un mets que vous n’aimez pas… Vous êtes donc doublement pénalisé.
- Doublement ?
- Oui, parce que mentir est avant tout mauvais pour soi. Un peu comme si cela générerait une énergie négative que l’on accumulerait en soi. Essayez la vérité : vous verrez, c’est libérateur, et on se sent beaucoup plus léger d’un seul coup.
— GOUNELLE Laurent, L’homme qui voulait être heureux, p.88
Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort. Le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie c’est le train, ce n’est pas la gare. Et ce que tu as fait jusqu’à maintenant ce n’est pas voyager, mais seulement changer de pays, ce qui est complètement différent.
— Paulo COELHO, Aleph, p.23
Je suis passé par différents chemins, j’ai marché au bord de l’abîme pendant de nombreuses années, j’ai glissé et je suis tombé, j’ai renoncé et je suis revenu.
— Paulo COELHO, Aleph, p.15
Ils allaient tous quelque part - Tous, sauf elle.
— NICHOLLS David, Un jour, p.616
On essaie chacun de se persuader, et de persuader l’autre, que le moment de quitter la fête, c’est quand on s’amuse le plus. Avant qu’il n’y ait des dégâts.
[…]
Après ces affrontements, le sol est tellement miné de tout ce qui a été dit ou qui n’a pas encore été dit qu’il devient difficile de jouer, alors qu’au début on savait si bien s’y prendre.
— MAZETTI Katarina, Le mec de la tombe d’à côté, pp.206-207
Je me sens comme une figurante dans le film de ma propre vie, dit-elle. C’est moi qui passe dans le fond et qui entre et sors avec des armées et la populace et qui murmure dans les foules. Mais il y a aussi quelqu’un devant, au premier plan. Simplement, je n’arrive pas à savoir qui c’est.
— MAZETTI Katarina, Le mec de la tombe d’à côté, p.191